Premiers pas : Red Dead Redemption II

C’est étrange. Je n’ai pas très envie de me remettre à jouer à Red Dead Redemption II après trois heures de jeu. J’y reviendrai mais j’ai été face à plusieurs problèmes.

J’ai trouvé le gameplay vieillissant. On est loin de la claque God of War, tout du moins du désir qu’il créait très vite de se plonger dans l’aventure.

Mais il y a surtout ce problème de lumière qui m’a fait réfléchir. Au final, que cherche Red Dead ? Il cherche à faire vivre, revivre une part de l’Histoire de l’Amérique. Ainsi qu’est-ce que sa lumière ? Une lumière réaliste qui a besoin de nouvelles technologies.

On l’aura souvent entendu : pour profiter au mieux de l’expérience Rockstar, mieux vaut avoir une Playstation 4 Pro ou une Xbox One X. Qu’est-ce que cela signifie au fond ? Que le jeu se profite pleinement dans son réalisme, ses détails, dans cette lumière HDR qui se veut proche du réel. Mais qu’est-ce que cette lumière justement ?

Une lumière aveuglante. Une lumière présente. Une lumière où l’on vit l’aventure. On y est. Dès le lancement du jeu, on nous demande d’ailleurs d’ajuster sa télévision à celle-ci. Premier souci, on est alors pas face comme dans un film à une proposition du studio, mais à un calibrage demandé par le joueur. Le jeu demande à ce que le logo soit visible, mais de quelle manière, quelle intensité. Le joueur est juge de cela.

J’ai alors constaté en effectuant divers réglages que le jeu se veut parfois aveuglant mais alors soudainement, le réel est comme trop grand. La diminution de celui-ci dans les oeuvres artistiques amène la pensée. Ici, le jeu se veut proche de la réalité. Mais à force de vouloir fusionner avec, ne perd-il pas en force ?

Repensons aux oeuvres de Sergio Leone qui s’en éloignaient pour mieux toucher en plein coeur.

Il y a donc pour moi ce souci d’image, mais aussi ce souci de gameplay. Temps ancien, temps moderne.

Red Dead Redemption II rate quelque peu le coche. Mais Rockstar a t-il déjà réussi à s’éloigner du réel ?

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