Le naufragé (Dishonored 2)

Mettre des mots sur une scène de jeu vidéo.

Alors je préviens, risque de spoil et il s’agit de Dishonored 2, mais j’avais envie d’écrire, de mettre en mots justement cette sensation que j’ai éprouvée.

Cette scène où il s’agit de secourir un scientifique russe, et de tuer, tout du moins de neutraliser, par la même occasion, un inventeur génial dangereux.

Il y a une forme de beauté à aller secourir ce scientifique épuisé, qui était enfermé dans une cellule.

Là où Metal Gear Solid V ne faisait pas du tout ressentir dans ses missions de secours une quelconque émotion, ici, l’émotion est palpable et se crée progressivement.

On porte ce vieil homme sur ses épaules, on essaye d’éviter les pièges qui nous font face, on doit se rappeler de l’architecture complexe du lieu pour trouver la sortie. On doit d’ailleurs se soucier d’abord de lui, tout du moins décider de cela. On a le choix. Mais une fois sauvé, il convient de le ramener d’abord à la voiture, puis de retourner dans le château pour neutraliser l’architecte.

La mission finie, l’émotion la plus forte que j’ai ressentie est ce passage où le héros monte dans cette voiture, ou plutôt ce wagon posé sur des rails, pour ramener le scientifique en lieu sûr.

Le joueur fait alors face à ce vieil homme usé, trimballé dans ce wagon mécanique.

Tout est là, tout est dit par l’image, la posture du vieil homme.

On pense à la littérature et en même temps on est profondément dans un jeu vidéo

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