Last of us, le renouveau du jeu vidéo

last of us

 

Il y a une forme de promesse dans Last of us.

Une promesse de ce que pourrait être, devenir le jeu vidéo, mais de ce qu’il est déjà.

Car Last of us, et son extension, Left behind, est une réalité.

Naughty Dog livre ici une partition, remarquable, pleine de finesse.

Comment parler de ce voyage interactif?

 

La beauté de Last of us réside dans sa capacité permanente à vouloir raconter une histoire, intégrer aussi une forme de grandeur au projet.

Il y avait eu auparavant Journey, chez les indépendants, ou encore Ico, Shenmue, certains Zelda, et quelques autres, mais chacun était plus ou moins pris par un système.

Ici, une promesse se crée, la promesse de pouvoir inciter toute une industrie à se diriger vers ce que l’on pourrait réellement appeler une expérience narrative interactive, grand public.

 

Il est évident que le monde du jeu vidéo aura besoin comme le cinéma de gestes d’auteur radicaux comme peuvent l’être Ico, ou Journey, toutefois, ces titres resteront toujours plus ou moins dans l’ombre.

Cette industrie a également besoin de titres capables de se diffuser largement, capable de montrer au plus grand nombre ce que peut être un grand jeu vidéo, et par grand, il y a également l’idée d’accessibilité, de diffusion.

Prenons un exemple, le dernier, l’ultime Miyazaki, la beauté de ce film, comme le dit très bien Stéphane Delorme, rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma, réside également dans sa grandeur, dans sa capacité à élever un sujet au plus haut, à embrasser tout un monde.

Evidemment, ce n’est pas forcément le cas de Last of us, mais d’un point de vue de l’histoire des jeux vidéo, il arrive comme aucun autre à tout intégrer au service de la narration.

Nombreux sont ceux qui ont essayé, on pourrait notamment penser au dernier Tomb Raider, plutôt très concluant. Mais il reste encore une expérience de genre.

Last of us n’appartient à aucun genre, il les intègre, il se vit, se ressent, et le joueur interagit avec cet univers, s’implique émotionnellement.

Tous les éléments semblent s’imbriquer avec une réelle justesse, la technique est imparable mais au service de l’histoire. Au final, Last of us n’est pas une expérimentation, les expérimentations, c’était davantage les Uncharted. Il ne cherche pas à démontrer, il est tout simplement.

Et cet « être » constitue sans aucun doute l’un des plus beaux espoirs, mais aussi preuves, de la puissance du monde vidéoludique.

 

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